Charge de travail : plus de confiance, pour moins de souffrance

Le système actuel fait peser sur les magistrat·es une charge de travail calculée, mesurée et évaluée selon une logique purement gestionnaire et des méthodes comptables, logique qui les contraint à préserver la qualité des jugements au détriment de l’équilibre entre vie privée et professionnelle, parfois au mépris de leur santé.

Nous refusons la standardisation de la charge de travail que ce soit par la « norme » d’hier, injuste, inégale et stressante, ou les objectifs collectifs et individuels chiffrés d’aujourd’hui. Il nous semble absurde de vouloir évaluer le temps de travail consacré à un dossier avant même de l’avoir ouvert et impossible de préjuger et de décider arbitrairement, a priori, du nombre de dossiers – toujours plus consistants et complexes– que chaque magistrat·e serait à même de faire.

JACI propose un changement de paradigme afin de basculer vers une approche en termes de temps de travail reposant sur un principe de confiance des magistrat·es, et de substituer aux objectifs quantificatifs des objectifs qualitatifs et concertés à l’échelle de la chambre. Nous militons également pour une prise en charge effective des situations de souffrance au travail et appelons à une protection urgente du droit au repos, en instaurant un système de pose de congés et de RTT déclaratif, à même de garantir que les magistrat·es prennent effectivement leurs congés.

1- Nous revendiquons une charge de travail fondée sur un principe de confiance

2- Nous militons pour préserver inconditionnellement la santé au travail des magistrat·es

3- Nous voulons la consécration d’un droit réel au repos des magistrat·es par un système de pose de congés et RTT déclaratifs.